Enceinte du frère du petit-ami de ma soeur !

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Bonjour à toutes !

 

Je vis une situation très difficile depuis quelques semaines. Je suis enceinte de 9 semaines, je l'ai découvert il y a moins de 3 semaines. Ce fut un très grand choc pour moi.

En effet, je vais vous expliquer. Je couchais avec un ami depuis quasiment 2 ans. Ce fut une histoire très compliquée, nous étions amis dans la vie de tous les jours, amants quand aucun de nos conjoints respectifs n'étaient présents, lors de soirées entre amis ou pour de simple rdv à deux. Nous avons plusieurs fois mis un terme à cette relation pour se retrouver quelques mois après, un cercle vicieux sans fin.

Bref, cette ami a un frère, un peu plus jeune qui est depuis de nombreuses années mon meilleur ami, il n'était pas au courant de la situation entre son frère et moi. Depuis 4 mois, mon meilleur ami sort avec ma sœur, qui est un peu plus jeune que moi. Cela ne m'a jamais dérangé au contraire, mon meilleur ami étant quelqu'un de bien, j'étais très heureuse que ma sœur sorte avec lui. Or depuis quelques temps, la relation avec ma sœur et mon meilleur ami est tendu.

Le jour où j'ai su que j'étais enceinte, je n'étais pas heureuse au contraire, j'étais sous le choc ! Je pleurais car j'étais paniquée, j'avais peur, je me disais "c'est pas possible", j'avais fait une grosse connerie, je réalisais que j'attendais un enfant. Je négligeais ma contraception depuis quelques temps, à cause de mon travail saisonnier qui me fatiguait énormément, j'envisageais de passer de la pilule au stérilet car j'ai eu aussi des soucis de santé et voyant seulement mon ami de temps en temps, inconsciemment pour moi, le risque que je tombe enceinte était très minime.

Le problème est que quand ma mère a annoncé à ma sœur que j'étais enceinte, la réaction fut très mauvaise et celle de mon meilleur ami également, surtout quand ils ont su qui était le père biologique de cette enfant. Au début, les tourtereaux ne disaient pas grand chose, mais au bout du 3ème jour (celui où j'ai annoncé à mon ami que j'étais enceinte de lui), ma sœur et son jules ont commencé à m'envoyer des messages pas très sympas en me faisant comprendre clairement "que j'avais gâché leur vie", "que ce n'était pas un accident mais plutôt volontaire de ma part de tomber enceinte", "qu'étant donné qu'ils étaient en couple, dans la logique, ce n'était pas à moi de faire un enfant avec le grand frère par rapport à la famille", "que cette enfant n'était pas conçu par amour", "que j'avais tout calculé", "que j'avais détruit la vie de ma sœur" et j'en passe... Je devais absolument prendre une décision, garder ou non cette enfant !

Le père m'a clairement exprimé, suite à quelques discussions, qu'il ne voulait pas de cette "chose", qu'il ne voulait pas l'assumer et encore moins le reconnaître.

La semaine qui suivit fut très chargée pour moi... En effet, j'ai dû entreprendre de prendre de rdv d'urgence auprès des professionnels de la santé. Il était important pour moi de savoir depuis combien de semaines ma grossesse avait commencé, les méthodes d'avortement, les risques tant sur le plan physique que psychologique, démarche que bien sûr j'ai entrepris seule. J'étais perdue, j'avais peur, je ne désirais pas non plus cet enfant à la base, personne n'était là pour me rassurer ou m'accompagner, ce fut très dur d'affronter cette réalité seule. Physiquement, j'étais très malade et affaiblie, psychologiquement épuisée, sensible et fragile.

Le problème étant que ma sœur et son jules ont continué à être méchant dans leurs propos, à me harceler moralement, ce fut très dur à tel point que je ne voulais plus rien dire à personne de peur que quelque chose soit répété et qu'ils puissent s'en servir contre moi. Ils ont également pris la décision d'inviter tous mes amis à des soirées sauf moi bien sûr, mais le truc est que tous mes copains m'ont appelée pour savoir "Où j'étais et pourquoi j'étais pas là ?" étant très calme et maline, j'ai préféré dire que j'étais fatiguée au lieu de dire que j'étais pas invitée, pour éviter toutes sources de conflit supplémentaires. Après cela ils ont décidé de ne plus me dire bonjour devant mes amis et ma famille (gros choc pour moi). Cela m'a énormément blessée de voir un tel manque de respect, je me suis sentie tellement seule, isolée, triste et abandonnée, qu'au fil des jours, je me suis attachée à cette fameuse chose (comme je disais les premiers temps) dans mon ventre, mon enfant. Suite à toutes ses peines, souffrance moral infligé, je me suis attachée à la seule source d'amour que j'avais en moi et que je sentais, ce petit bout qui grandissait.

Après plusieurs semaines de réflexion, de recherche et de rdv avec les professionnels, j'ai décidé de garder ce petit bout en moi, pour plusieurs raisons :
- le fait de tuer une vie est très dur à encaisser pour moi. Je ne suis pas pour tuer une vie.

- l'IVG entraîne des risques psychologiques importants très connus et peut entraîner des risques physiques non négligeables même si cela est très très rare.

- l'attachement déjà bien présent pour cet enfant.

- je me sens prête à assumer cet enfant toute seule et à devenir une maman.

Suite à ma décision, j'ai informé le père de ce que je faisais. Celui-ci a très mal réagi, en me disant que "j'étais une gamine, que je savais pas ce que c'était un enfant, que tout le monde allait parler sur moi, que j'avais tous calculé, que depuis le début je voulais le garder, il m'a menacé de ne pas toucher à sa famille". Etant de nature patiente et calme, je lui ai fait comprendre que je savais en mon âme et conscience que l'enfant risquerait de ne jamais connaître son père biologique, que je m'engageais à ne rien lui réclamer financièrement et rien au niveau des obligations, que je ne dirais pas que c'est lui le père et que je ne toucherais pas à sa famille, qu'il fallait qu'il arrête avec ses menaces car ma patience a ses limites et que ça aurait été un autre imbécile comme lui, mon choix aurait été le même puisque c'est mon corps, ma vie. Depuis ce soir-là, plus de nouvelle de lui.

Je sais très bien qu'il a dit mon choix final à son frère, qui l'a répété à ma sœur. Jour après jour, ma sœur, mon sang, me supprime complètement de sa vie, elle ne veut plus venir au repas de famille, ni travailler dans l'entreprise familiale, elle ne veut plus passer chez mes parents car elle ne veut pas me croiser là-bas, supprimer, bloquer des réseaux sociaux et de son téléphone. Je me sens terriblement mal, même pire que ça. A la base, je croyais que la famille était là pour nous aider et nous soutenir peu importe nos décisions, l'important, c'est l'amour qu'on se porte les uns aux autres, ma mère nous a élevées comme ça. J'ai toujours été très fusionnelle avec ma sœur. Ce qui me fait le plus de mal c'est quand je vois ma maman qui essaye d'arranger les choses entre nous, de temporiser les choses pour qu'on puisse vivre en harmonie, de parler calmement à ma sœur pour comprendre son ressenti, de faire en sorte qu'elle ne fasse pas plus de conneries en disant des choses fausses ou infondées, mais en vain cela ne sert à rien. Je ne reconnais plus ma sœur.

J'ai beaucoup de peine car j'ai cette impression d'être la méchante dans l'histoire. J'aurais voulus savoir ce que je pourrais faire pour essayer d'améliorer les choses ? Que puis-je faire ? J'aurais aimé savoir votre point de vue sur la situation. Je suis désolée de la longueur du texte, il fallait que je vous explique plus en détail pour comprendre la situation. J'ai essayé de faire au plus court.

 

Je vous remercie d'avance de votre aide.

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Bonjour charlotteBe
Ce que je retiens c'est cette histoire de gaminerie de qui fera le premier Bébé de la famille parce que un couple est déclaré counnu, de l'autre coté un enfant conçu de façon.., je dirais "non conventionnel".
Rassures toi si tu ne comprends rien mis a part ta bêtise de ne pas te protéger, moi non plus je ne comprends ces comportements de toutes tous a ton égards, je prends le concepteur pas les autres.
Alors tu as pris une décisions pour des raisons qui sont tiennent et qui tiennent la route en plus de cela, tu assumes ton acte, je te dis tu as raison.
Comment faire pour qu'ils comprennent, cela te fait mal c'est ta famille, tes amis, c'est eux qui ont tout faux. Vies ta vie, comme tu le dis tu encore ta mère et surtout un futur ange a qui t'accrocher. Un jour ta soeur et tous les autres comprendront d'eux mêmes qu'il n'y avait pas compétition que tu as fait une erreur que tu as assumer tout simplement.
Tu n'as rien a te reprocher, tu n'as pas était prudente tu le payes cache mais cela ne regarde que toi et éventuellement le geniteur, mais il se désengage c'est son droit, et toi, oui c'est ton corps en dernier lieu c'est qui décide.
Un jour le père le regrettera, alors c'est a toi de décider aussi de la suite a donner. C'est encore loin mais le temps passe vite, il se peut que tu subisses des questions que tu voudrais taire de cet enfant qui n'est pas encore la. Le pire ce sont les mensonges, donc pas de mensonges, pas toute la vérité non plus pour respecter une personne qui ne veut rien savoir, mais pas de mensonges. Mais d'ici la, bien des choses peuvent changer.

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30 mars 2017
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Merci

Bonjour CharlotteBe

Si j'ai bien compris ton histoire, tu es enceinte de ton "ami" et son frère vit avec ta soeur donc j'ai envie de dire "En Quoi ça les Concerne" ???

En quoi as tu gâché quoi que ce soit à leur histoire à eux ?

je les cite à travers toi : "qu'étant donné qu'ils étaient en couple, dans la logique, ce n'était pas à moi de faire un enfant avec le grand frère par rapport à la famille"

Ah!, depuis quand ??? Il y a une règle quelque part qui donne priorité à qui que ce soit ?

Ne te prends pas la tête et surtout ne gâche pas ta vie à toi ! 

Les paroles de la chanson de Maxime Le Forestier me reviennent en tête : "On choisit pas sa famille, on choisit pas ses parents ... " Creuse un peu autour de toi : les relations au sein des familles sont bien souvent plus  conflictuelles qu'il n'y parait ! C'est malheureux mais c'est ainsi.

Je mets aussi ton ami entre guillemet : je m'explique un peu : pour faire un bébé il faut être 2 ! Alors lui aussi aurait peut être pu à l'époque faire attention pour que tu ne tombes pas enceinte ! Te rejeter maintenant comme cela n'est pas spécialement correct surtout si tu lui as dit ne rien attendre de lui !

Donc pour faire court : vis ta vie, ne te préoccupe pas de l'opinion des autres surtout lorsqu'elle est si destructrice, méchante et égoïste. Tu as fait ton choix, va jusque bout, et, avec ta maman qui à l'air de te soutenir, soyez heureux !!! 

Mets ta souffrance et ta tristesse (que je comprends parfaitement pour ne plus avoir de contact avec une partie de ma famille non plus) de côté et concentre toi sur ce bébé qui grandit en toi.

La vie se chargera peut-être comme dit Lekabilien de faire évoluer les choses favorablement... 

Beaucoup de courage à toi, que ta grossesse se passe bien, et pleins de bonnes choses pour cette nouvelle famille que tu es en train de construire !

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Merci

Bonjour

Ne pas avorter n'est pas simplement que de balancer sur un forum très fréquenté des arguments "pro-life" dont le premier argument est d'indiquer qu'avorter c'est tuer (illégal au regard du droit français) avec une histoire émouvante à la clé, c'est aussi accepter TOUTES les conséquences liées à cette grossesse, plutôt liées à votre décision unilatérale de mettre au monde un bébé, dont notamment le fait que certains, certaines puissent vous tourner le dos.

"je me suis sentie tellement seule, isolée, triste et abandonnée, qu'au fil des jours, je me suis attachée à cette fameuse chose (comme je disais les premiers temps) dans mon ventre"

Ça, c'est un "enfant-médicament" ... un petit être en devenir conçu de telle sorte qu'il puisse être une bouée de sauvetage, une béquille ...

Voilà !!! c'est tout à fait çà... Et je sais de quoi on parle : j'y suis passée. Dans un tel cas, l'ivg est de loin la "moins pire" alternative. Les personnels d'accueil dans les services d'orthogénie, tout comme les praticiens, sont très à l'écoute des mamans et se dispensent de tout jugement.  Le suivi est très sérieux et (en ce qui me concerne, en tout cas), à aucun moment je n'ai eu à regretter cette décision, très difficile à prendre il faut bien le reconnaitre, mais incontournable hélas, parfois... Alors, réfléchissez bien, enfin... s'il est encore temps ! Bon courage à vous ! 

> choco2 -

Oooh la vache ! Si elle disait "je ne sais pas quoi faire, conseillez moi", tu pourrais donner des arguments pour et contre, et donner ton point de vue. Mais il me semble qu'elle dit très clairement qu'elle veut garder le bébé, comment peut on dire à quelqu'un que la meilleure solution dans son cas est de se débarrasser de son bébé ?? "enfin... s'il est encore temps". C'est dingue !! C'est tant mieux si dans ton cas, tu t'es sentie écoutée sans jugement, soutenue et que tu as pris une décision que tu ne regrettes pas du tout, et que tu sens que c'était la meilleure à prendre. Même si tu dis qu'elle est difficile à prendre. C'est bien que les femmes puissent avoir le choix. Mais ton choix n'est pas le sien, et c'est un manque total de respect de lui dire que ce qu'elle doit faire, c'est de tuer son bébé. Parce que c'est ce qu'on fait quand on avorte, on tue son bébé. Parfois on sent qu'on n'a pas d'autre choix, et qu'il vaut mieux le faire lorsqu'il s'agit d'un toute petite boule de cellules, mais si ça n'était pas stopper la vie de son enfant, pourquoi ça serait une décision difficile ? Je suis pour le droit à l'avortement, mais je suis contre la frivolité avec laquelle on traite le sujet, c'est un acte terrible, qui doit vraiment être le dernier dernier recours. C'est quoi cette mode de dire que c'est pas si grave, allez, juste pour que les mamans ne se sentent pas mal. Il y a 2 choix, garder ou pas l'enfant, mais si on défend le premier choix, tout le monde crie au scandale. Le seul choix politiquement correct c'est d'applaudir le droit des femmes à avorter.

Evidemment si elle a décidé de garder son bébé, c'est que les arguments de le garder étaient plus lourds que celui de l'avorter. Pourquoi personne ne crise quand une femme donne des arguments pour ne pas le garder ?

Comment toi, qui a apprécié que les professionnels qui t'ont traitées soient neutres et sans jugement (alors que souvent, pour ce que j'ai pu constater, les professionnels sont très compréhensifs lorsqu'on indique qu'on veut avorter, alors qu'ils recommandent de vraiment bien réflechir et réfléchir encore lorsqu'on veut le garder), tu peux te permettre de dire à cette femme que ce qu'elle doit faire, c'est avorter.

La bonne décision pour toi (et je ne doute pas que tu étais sure de ton choix et c'est tant mieux) c'est pas la bonne décision pour elle ! Respecte la !

La décision est prise. Point barre. Il n'y a rien à ajouter. Juste comme disent certains:" vis ta vie". Parfois, une fois que le bébé est là, les choses s'arrangent. Beaucoup de courage pour supporter la bêtise humaine...

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20 octobre 2016
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Merci

Bonjour,

 

Selon ce que je comprends ce bébé n'est pas un pansement mais la naissance de ton amour maternel et c'est important car ce bébé ne manquera de rien et pourra être équilibré malgré le contexte. Ta famille n'a pas à te juger mais coupe avec ta sœur, reste proche de ta mère qui te soutient et le temps arrangera certainement les choses. Tu n'es pas seule si ta maman est là et pourra répondre à tes appels quand tu te sentiras dépassée par ce petit bout.

Il existe ensuite dans de nombreuses villes des associations qui permettent de rencontrer d'autres parents qui pourront t'apporter de la compagnie et t'aider à te sentir moins seule.

J'élève seule mes enfants, je viens de prendre la décision de garder un quatrième enfant, sans papa. L'IVG peut être effectivement une décision très dure à prendre , je n'ai pas réussi à la prendre moi non plus. Mais si tu as tout cet amour en toi à donner à ton bébé il n'y a pas de raison qu'il ne grandisse pas sereinement.

Il y a une aide de la caf les trois premières années pour une femme seule, renseigne-toi pour que financièrement tu puisses lui apporter le minimum. Après, le papa peut changer d'avis ou toi tu peux le contraindre à assumer cette charge même à minima. Le tout étant de ne jamais reprocher à ce bébé la situation dans laquelle te met ta sœur et ton ex-ami.

Une famille heureuse ça peut être aussi juste un parent et son enfant (sans oublier ta maman). Et tant pis pour le regard des autres, des amis , du soutien on le trouve ailleurs.

Je suis moi aussi le "vilain petit canard" de la famille. J'ai pris un peu de distance, recréé un cercle d'amies sincères et j'ai laissé faire le temps.

 

Courage et plein d'amour à ce bébé qui n'a rien demandé à personne

 

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